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<a href="/http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr">Contenu soumis à la licence CC-BY-SA</a>. Source : Article <em><a href="/http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Testart">Alain Testart</a></em> de <a href="/http://fr.wikipedia.org/">Wikipédia en français</a> (<a href="/http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Alain_Testart&action=history">auteurs</a>)

Alain Testart

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Testart

Les chasseurs-cueilleurs ou l'origine des inégalités (1982)


1) - "
Il s’agit d’une réévaluation de la très classique opposition entre chasseurs-cueilleurs et agriculteurs (ou horticulteurs). Cette opposition était considérée comme valide, tant en ethnologie qu’en archéologie préhistorique, avec la notion de « révolution néolithique » avancée jadis par Gordon Childe, transformation radicale des structures économiques et sociales qui marquerait le passage entre une économie de chasse-cueillette et une autre fondée sur la domestication des plantes et des végétaux. Pour contester l’idée, Alain Testart constate qu’une bonne moitié des chasseurs-cueilleurs connus en ethnologie présentent des traits tout à fait similaires à ceux des sociétés cultivatrices : sédentarité qui implique la vie en village ; densité démographique élevée (et plus que chez les agriculteurs voisins) ; hiérarchies importantes, y compris l’esclavage et la différenciation en strates telles que nobles et roturiers. Ce sont typiquement les Amérindiens de la Côte Pacifique, ceux de Californie et les peuples du Sud-est de la Sibérie. Ces peuples, tout en n’exploitant que des ressources sauvages (non domestiquées), saumons, glands, etc., les récoltent en masse pendant la saison de leur abondance, et les préservent en une quantité telle qu’elle suffise à assurer l’alimentation pendant le reste de l’année. Ces chasseurs-cueilleurs vivent ainsi sur leurs stocks alimentaires, tout comme les cultivateurs de céréales sur les grains conservés dans leurs greniers ou leurs silos."

 

" On devait penser une évolution divergente qui aboutissait, dans un cas, à des chasseurs-cueilleurs stockeurs qui restèrent tels jusqu’au XIXe siècle, dans l’autre, à des cultivateurs, dont certains étaient appelés à se développer dans des formes très différentes de sociétés."

 

2) - "Une mise en perspective des données ethnographiques recueillies chez les chasseurs-cueilleurs montre que la répartition des tâches de cueillette et de chasse entre les hommes et les femmes obéit à une loi simple : les femmes ne sont pas exclues de la chasse, mais seulement des formes de chasse qui font couler le sang. On voit par exemple, chez les Inuit, les Sibériens ou les Aborigènes australiens des femmes chasser avec des filets ou des bâtons, mais jamais avec des arcs et des flèches ou des harpons. Ces données permettent de réfuter l’idée que la division sexuelle du travail chez les chasseurs-cueilleurs serait fondée en nature (les femmes ne chasseraient pas en fonction de leurs grossesses répétées) et n’obéit à aucune rationalité économique, car quelle raison pourrait justifier que les femmes chassent mais sans utiliser les armes typiques de la chasse ?"

 

" Alain Testart soutient donc dans Les fondements de la division sexuelle du travail chez les chasseurs-cueilleurs (1986) que cette division n’est expliquée et fondée que par une idéologie jouant sur la symbolique du sang. Rapprochant enfin ces interdits ou évitements sur les armes des très nombreux tabous sur le sang des femmes, il met en évidence le fait que cette idéologie semble éviter le cumul du sang animal et du sang féminin6."

 

3) - " L’enjeu scientifique majeur d’aujourd’hui lui apparaît comme celui de pouvoir penser dans les mêmes termes, selon les mêmes problématiques, ces sociétés et celles étudiées par l’histoire. C’est dans cette optique qu’il a repris un certain nombre de dossiers pour en repréciser les termes."

 

4 ) - " On ne peut ( ...) envisager l'esclave que comme une pure catégorie juridique.

Alain Testart propose l'exclusion comme une des caractéristiques les plus significatives de l'esclave en reprenant les travaux des africanistes qui ont montré que l'esclave était conçu en Afrique précoloniale comme un homme « hors parenté », sans nom et sans lignage. L'esclave antique était pareillement exclu de la Cité, c'est-à-dire des droits attachés à la qualité de citoyen. L'esclave en droit musulman ne pouvait l'être que du fait qu'il était extérieur à la communauté des croyants lors de sa réduction en esclavage. L'esclave, dans maints royaumes asiatiques anciens, restait en dehors de la relation au Roi, ne payant pas d'impôts et n'étant pas redevable de service militaire. Alain Testart résume ces données en disant que l'esclave était partout défini par une certaine exclusion hors d'une des dimensions considérées comme les plus fondamentales par la société. La nature de cette exclusion diffère d'une société à l'autre, étant ici exclu de la parenté, là de la Cité, là-bas de la relation au Prince, et cette caractéristique sociologique suffit à différencier l'esclavage d'autres formes de dépendance."

Commentaires (points 1 à 4):

Les animaux eu-sociaux inventent des catégories sociales.

Chez les fourmis, il y a:

- la reine femelle qui fait apparaître tous les nouveaux vivants

- les fourmis mâles qui ne font qu'inséminer la reine et qui disparaissent aussitôt

- les fourmis femelles soldats

- les fourmis femelles ouvrières

Toutes les fourmis sont sœurs (génétiquement ) de la reine.

Les humains inventent une catégorie supplémentaire

- les esclaves

La cause en est la maintien des deux sexes - féminins et masculins - dans la société des humains.

Que se passe-t-il si chez ces derniers, les mâles ne servent qu'à la reproduction des nouveaux vivants avant de disparaître?

L'obstacle à cette évolution est l'apparition des mains à l'origine des outils et des armes. Elles rendent impossible la disparition systématique des reproducteurs mâles. Les fourmis femelles sœurs de la reine interdisent l'entrée de la fourmilière à tous les mâles et ceux-ci finissent par mourir d'inanition. Cette action est impossible à réaliser chez les humains car les mâles peuvent aller habiter et vivre ailleurs si la situation se présente.

 

L'esclavage est alors une forme de disparition.

Mais un jour, avec l'évolution des humains, l'esclavage disparaît.

La solution est alors la pauvreté: chez les humains, les pauvres forment la grande majorité de la société humaine.

5) - 1992, « La question de l'évolutionnisme dans l'anthropologie sociale ».

- La seule observation des peuples actuels ou subactuels ne peut en aucun cas suffire pour reconstituer l’évolution passée des sociétés et des cultures.

 

- Alain Testard souligne que cette reconstitution ne peut qu’être appuyée sur des documents historiques ou d’archéologie préhistorique. C’est pourquoi la collaboration – et souvent le débat – avec les archéologues, préhistoriens ou protohistoriens, lui paraît essentielle.

Commentaires

C'est une évidence.

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